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Région de Rennes |
Bf 109 G-6 - (WNr. 412460) |
4./.JG 53 |
Uffz. Lies, Herbert. (Blessé). |
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Sud de Gaël/Vannes |
Bf 109 G- |
6./JG 53 |
Hptm. Hammer "Martello", Alfred. |
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Augan |
Bf 109 G-6 - (WNr. 440528) |
6./.JG 53 |
Oblt. Hauffe, Wolfgang. (Blessé). |
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Augan |
Bf 109 G-6 - (WNr. 412404) |
6./.JG 53 |
Fw. Hädrich, Heinz, (Blessé). |
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Heure |
Pilote |
Appareil ennemi |
Secteur |
Référence |
|---|---|---|---|---|
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20h50 |
Me-109G |
Environs de Saint-Brieuc de Mauron |
361 FTR GP 361VCB/17-28 ; PER |
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20h50 |
Me-109G |
Environs de Saint-Brieuc de Mauron |
374 FTR SQ 361VCB/17-26 ; PER |
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20h50 |
Me-109G |
Environs de Saint-Brieuc de Mauron |
374 FTR SQ 361VCB/17-25 ; PER |
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20h50 |
Me-109 |
Environs de Saint-Brieuc de Mauron |
374 FTR SQ 361VCB/17-27 ; PER |

The Yellowjackets (Les Vestes Jaunes)
Le 13 juin 1944, le Lt. Col. Roy A. Webb Jr.
(commandant du 374th Fighter Squadron) et le Lt. Col. Joseph
Kruzel ont tous deux soumis des rapports de combat
d'intérêt historique majeur pour le 361st
Fighter Group.Voici le résumé des actions
consignées dans leurs rapports d'engagement
(Encounter Reports) ce jour-là :R apport de combat du
Lt. Col. Roy A. Webb Jr. (P-51 Mustang).
Le
rapport officiel du Lt. Col. Roy Webb
détaille une interception menée
au-dessus de la France occupée alors que le groupe
opérait depuis sa base de RAF
Bottisham. Victoire aérienne : Au cours de
cette mission, Roy Webb engage le combat face à des
chasseurs de la Luftwaffe et parvient à abattre un
appareil ennemi en combat tournoyant (combat aérien
rapproché). Tactique : Le rapport fait état
d'un piqué agressif à haute altitude pour
surprendre une formation allemande qui tentait de harceler
les troupes alliées au sol ou d'intercepter les
bombardiers.
Webb a ouvert le feu à courte distance,
touchant le moteur et le fuselage de sa cible, provoquant
son explosion ou son crash au sol.
Rapport
de combat du Lt. Col. Joseph Kruzel : Le
même jour, Joseph Kruzel consigne également un
rapport d'action après avoir mené ses hommes
dans le même secteur. Attaque au sol et combat mixte :
L'escadron de Kruzel a repéré des mouvements
de convois routiers ainsi que des avions ennemis volant
à basse altitude. Kruzel et ses équipiers ont
combiné des passes de mitraillage au sol (strafing)
et des engagements en vol. Sa contribution ce jour-là
a permis de désorganiser le repli ou les renforts
allemands vers la ligne de front normande.
Contexte général de la mission du groupe
: Cette journée du 13 juin s'inscrit dans la phase
critique de l'isolement du champ de bataille normand (une
semaine après le Jour J). Le 361st FG avait pour
ordre de détruire tout ce qui bougeait
derrière les lignes ennemies (trains, camions,
blindés) tout en maintenant la
supériorité aérienne totale pour
empêcher la Luftwaffe de frapper les plages de
débarquement.
Il n'y a pas non plus de rapport de mission pour le
1st Lt. Roy Preston Lacy Jr.
Il n'y a pas de rapport de mission pour le 1st Lt. Lawrence
E. Downey. L'histoire
du 1st Lt. Lawrence E. Downey au sein du 361st
Fighter Group s'arrête brutalement moins d'une semaine
après cette date. Le 19 juin 1944, au cours d'une
nouvelle mission au-dessus de la France, son P-51 Mustang
s'écrase. Il est déclaré mort au combat
(KIA - Killed in Action). Il repose aujourd'hui au
cimetière américain de Saint-James en
France.
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Je commandais la section Yellow de lescadrille Noggin lorsque nous avons remarqué un nombre indéterminé dappareils ennemis larguant leurs réservoirs supplémentaires sous nous. Nous avons immédiatement piqué pour aller voir ce quil en était, mais en descendant nous les avons perdus de vue. Nous avons évolué aux alentours de 6 000 pieds (environ 1 800 m) pendant une quinzaine de minutes à leur recherche. Ne trouvant aucun appareil ennemi, je décidai de remonter rejoindre les bombardiers. (Javais alors sept appareils sous mon commandement.) Alors que nous atteignions 19 000 pieds (environ 5 800 m), japerçus 15 Me 109 environ 3 000 pieds au-dessus de nous, derrière nous et masqués par le soleil. Je les signalai immédiatement et virai face à eux. Ils attaquèrent en piqué et, presque aussitôt, le reste du groupe nous rejoignit. Les Allemands ne parvinrent pas à atteindre les bombardiers.Un violent combat tournoyant de type Lufbery sengagea pendant environ trois minutes. Cest alors que je remarquai un Me 109 en train dattaquer un P-51 devant moi. Je me plaçai dans sa queue. Il me repéra et effectua un virage à droite accompagné de manuvres dévitement très brutales avant de plonger vers le sol. Je le touchai par trois rafales distinctes durant sa descente. Distance approximative : 300 yards (environ 275 m). Vers 8 000 pieds (2 400 m), il me sembla apercevoir le pilote en train de quitter son appareil, mais je ne peux laffirmer avec certitude. Je poursuivis lappareil ennemi jusquau sol, le vis sécraser et pris même des photographies de lépave. (À noter que son canon tirait continuellement depuis 8 000 pieds jusquà limpact au sol.) Il ny avait pourtant rien devant lui. À ce moment-là, je virai à droite et aperçus un autre avion fonçant vers moi. Il sagissait en réalité dun P-51 piloté par le lieutenant Richards. Nous restâmes à très basse altitude pendant trois ou quatre minutes environ et je vis alors un autre Me 109 descendre verticalement et sécraser devant moi. Je virai à droite et recommençai à prendre de laltitude. Jétais remonté vers 5 000 pieds lorsque le lieutenant Richards mappela par radio pour me signaler quun Me 109 se trouvait dans sa queue. Je redescendis immédiatement au ras du sol pour le rejoindre, mais, entre-temps, Richards sétait déjà débarrassé de son poursuivant. Alors que nous remontions de nouveau, japerçus un parachute descendant lentement. Jeus un sérieux débat de conscience pour savoir si jallais tirer sur le pilote alors quil était encore en lair. Je décidai finalement de le laisser atteindre le sol. Lorsque ce pilote toucha terre, il courut se réfugier dans un ponceau (ouvrage de drainage sous une route). Je tirai dans cette cachette, mais les arbres masquaient ma ligne de tir et je ne sais pas si je lai tué ou non. Nous reprîmes notre montée lorsquun autre pilote descendit à son tour en parachute juste devant nous. Je ne tirai pas sur lui. Nous remontâmes ensuite jusquà 16 000 pieds (environ 4 900 m) et traversâmes le secteur en direction de Saint-Malo / Mont-Saint-Michel (« St. Michael » dans le rapport). Je revendique la destruction de ce Me 109 et jai observé des preuves certaines de la destruction de deux autres appareils ennemis. Munitions dépensées : 622 cartouches. P-51B-7-NA n° 43-24819 - "Sweet Thing III". Rapport de Roy A. Webb Jr., lieutenant-colonel, Air Corps. |
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Je volais en tant que leader de Noggin White, commandant le groupe et assurant une escorte rapprochée ainsi quune couverture de zone pour les B-24 dans un secteur situé à environ 80 km à louest de Rennes. Avant le début du combat, ma deuxième section (les patrouilles Noggin Yellow et Noggin Blue) piqua sur une attaque surprise, mais quelques minutes plus tard perdit de vue les appareils ennemis quelle poursuivait. Cette section commença alors à remonter en altitude pour me rejoindre. Alors quelle se trouvait à environ 40 km au sud de Saint-Brieuc, cette même section était à 18 000 pieds (environ 5 500 m), toujours en montée, et rattrapait lentement la dernière formation de B-24 qui était alors en phase de bombardement. À ce moment-là, javais le reste du groupe en orbite juste en avant de cette dernière formation de B-24 lorsque la deuxième section signala quelle était attaquée par surprise, en sortie du soleil, par 15 Me 109.Je larguai immédiatement mes réservoirs supplémentaires et me dirigeai vers lennemi. Arrivé dans la zone, jobservai les patrouilles Noggin Yellow et Noggin Blue engagées contre plusieurs Me 109 vers 12 000 pieds (environ 3 700 m). Japerçus également plus de six appareils ennemis tournoyant vers 20 000 pieds (environ 6 100 m). Quelques-uns de ces appareils de couverture supérieure piquèrent vers le combat, mais deux formations, lune de trois appareils et lautre de deux, continuèrent à tourner à 20 000 pieds. Au lieu de suivre ceux qui descendaient, jutilisai toute la puissance disponible et, avec mon ailier, montai vers les deux Me 109 qui évoluaient dans un virage à gauche. Nous nous rapprochions lentement de ces deux appareils tandis que les trois autres Me 109, situés 2 000 pieds au-dessus de nous, accentuaient leur virage et entamaient une attaque contre nous. Ces trois appareils qui descendaient sur nous commençaient à être dangereusement proches. À une distance encore assez importante, jévaluai une avance denviron un anneau et demi de viseur et tirai sur le second des deux appareils ennemis que je poursuivais une rafale de trois secondes à environ 500 yards (près de 450 m). Jobservai immédiatement des impacts sur laile droite et le cockpit de lappareil ennemi. Je le vis pour la dernière fois engagé dans un piqué assez prononcé, laissant derrière lui une épaisse traînée de fumée grisâtre. Pendant que je tirais sur cet appareil, le lieutenant Downey, mon ailier, se retourna contre les trois autres qui avaient commencé leur attaque contre nous. Ceux-ci rompirent à leur tour le combat face à lui et entreprirent une plongée pour séloigner de la zone de combat. Après mon passage dattaque, je virai brutalement pour tenter de retrouver et de couvrir le lieutenant Downey alors quil poursuivait le dernier des trois appareils ennemis. Toutefois, au milieu du très grand nombre de P-51 qui apparurent alors dans le secteur, je perdis de vue à la fois le lieutenant Downey et lappareil ennemi que javais touché. Quelques minutes plus tard, je rassemblai le groupe au-dessus de la même zone à 15 000 pieds (environ 4 600 m) et mis le cap sur le retour.À noter que le lieutenant Downey abattit effectivement lAllemand quil poursuivait. Munitions dépensées : 223 cartouches. Appareil : P-51B-7R, n° 42-106763 - "Scarlet Kate". Rapport signé : lieutenant-colonel Joseph J. Kruzel, Air Corps. |